27.1.12

Jours 193 - 202 : La Californie.

Welcome To San Fran.

Le port.

30 Millions D'amis. Part 1.

Fisherman's Wharf.

30 Millions D'amis. Part 2.

La plage de San Francisco.

Sunset & Golden Gate Bridge.

SF by night.

Alamo Square.

Haights.

30 Millions D'amis. Part 3.

Castro. Harvey, c'est pour toi.

Passage à l'université de Berkeley.

Lake Tahoe by night.

Lake Tahoe par Emerald Bay.

"Keep Tahoe Blue". 
Lake Tahoe sur la rive Est.

Welcome to Yosemite Bug Hostel. Et bonne nuit...

30 Millions D'amis. Part 4

Yosemite Park.

Au sommet des Vernal Falls. 2 heures de randonnée.


Au sommet des Yosemite Falls, plus grandes chutes d'Amérique du nord. 6 heures de randonnée.

30 Millions D'amis. Part 5.

Welcome to Santa Cruz.

La plage de Santa Cruz.

Sunset at Santa Cruz.

Welcome back to San Francisco & Japantown.

SF :  City Of Art.


Life is Imaginary.

I promise. One day, I'll come back. I Love You San Francisco.


14.1.12

Jour 197.

Aujourd'hui je me suis posé une question que peut-être beaucoup d'entre vous se sont déjà posée. Comment profiter de votre vie (accessoirement quand vous vivez à l'autre bout du monde ou que vous etes en voyage) quand vous savez que celle d'un de vos proches subit une épreuve?

Hier soir je me suis couché en apprenant une nouvelle plutôt mauvaise. Ce qui n'était qu'une simple boule au sein non-identifiée mais bénigne à enlever, s'est transformée pour ma mère en séances de rayons sur un mois et demi pour tout éradiquer. "Par chance, les rayons sont moins nocifs qu'une chimio. Tout va bien se passer et on gère la situation" m'a-t-elle dit. De quoi me rassurer. Ou pas. Cherchez pas : ça ne rassure jamais!

Je me suis donc posé cette question. Enfin jai pleuré et apres je me suis posé cette question. Comment? Dans mon cas, je suis partagé. Une partie de moi aimerait rentrer. Aimerait être là auprès d'elle. La soutenir. Parce qu'on sait tous que ce genre de situation n'est pas des plus réjouissantes. Mais je sais qu'elle voudrait que je reste où je suis et que je continue mon aventure. Car elle sait que mon autre partie a envie de rester. Au moment même où j'ai écris ces lignes, j'étais dans la voiture en route pour le parc de Yosemite. Quitter le Lake Tahoe qui a été l'une des plus belles choses que j'ai jamais vue et faire route au milieu de la Sierra Nevada. Tous les jours je suis conscient de la chance que j'ai de vivre ce voyage. Voyage qui n'a pas été de tout repos. Tous les jours je profite et je sais que ma mère n'aimerait pas qu'il en soit autrement.

Alors après réflexion, il est peut-être possible d'apporter un début de réponse. Comment profiter de votre vie quand vous savez que celle d'un de vos proches subit une épreuve? Tout simplement en montrant que vous êtes là. Qu'importe la distance ou l'épreuve, il faut tout simplement montrer son soutien, son amour. Et puis, un peu croire que tout va bien se passer. Parce que finalement, je l'aime ma mère, et je crois vraiment que tout se passera bien. Les rayons, c'est quand même moins nocif que la chimio. C'est ma maman qui me l'a dit!

7.1.12

Jour 190.

Un chapitre vient de se terminer. Un chapitre qui avait durer presque 4 mois. 4 mois aux odeurs de chocolat, emprunts de crème glacée et de pâtisseries. De rires. De "J'ai tellement pas envie d'y aller". De danses. De clients toujours plus exigeants et de bons souvenirs. Et surtout, de belles rencontres. D'amis.

C'était mon dernier service chez Juliette & Chocolat. 20 minutes pour obtenir un poste derrière le bar et 4 mois après, je laisse ma place au prochain. Il est temps pour moi d'avancer et de me consacrer à chercher un "vrai travail".

Il est temps pour moi d'écrire les premières lignes d'un nouveau chapitre.

Jour 189.

Organiser un voyage a toujours été une énorme galère. Pas tant dans l'organisation même. Mais plutôt parce qu'il vous arrive toujours des problèmes de dernière minute. Et quand je dis "dernière minute", j'entends 3 jours avant le départ par exemple. Histoire de bien stresser.

... Ou comment un flight-trip en Californie s'est transformé en puits financier et en simple voyage à San Francisco. Les ravages de l'amour. Car oui, l'amour peut créer bien des dégâts. Une rupture. Une situation inconfortable. Un déménagement à organiser et plus de possibilité d'accueillir un ami en voyage. Des annulations sans remboursements et des assurances souscrites inutiles. Des demandes de remboursement de taxes aéroportuaires sans réponse et l'obligation au final d'acheter encore un billet d'avion. Bah oui, il faut bien rentrer avec toutes ces annulations. Et de l'espoir de voir un jour son argent revenir... L'espoir fait vivre. C'est déjà un bon début.

Mais rien ne m'empêchera d'apprécier ce voyage. J - 2 maintenant.

N'empêche, l'amour, ça fait quand bien chier...


1.1.12

Jour 184.

Il est impossible de penser pouvoir passer une soirée aussi improbable que celle-ci. La magie de Montréal!

Prendre l'apéritif chez moi. Histoire de bien commencer la soirée, autour d'une bière ou d'une petite bouteille de cidre. Et parler de nos exs. Allez savoir pourquoi ou comment on en est arrivé là, mais que voulez-vous...

Se rendre chez B. pour le souper. Chacun a ramené à manger. Sushis. Salade de pâtes. Foie gras. Couscous. Gâteau au chocolat. Et tout autant à boire. Autant vous dire que la soirée fut riche (il n'y a pas de suite à cette phrase. Juste riche. Très riche). Tenter de s'occuper avec des jeux entre les plats pour permettre de faire descendre parce qu'il était clair pour tout le monde qu'après les sushis, on allait avoir du mal à enchainer. On tape des mains et on invente des signes. On apprend difficilement les règles d'un jeu avec des dés. Suite logique de la chose : jeux pour boire. Début des festivités. Et initiation à la bière pour ma part. Des rires. Beaucoup de rires et des duels. Il est bientôt minuit. On célèbre la passage à la nouvelle année avec le décompte. 2 fois. Fêter 0:00, c'est bien. Fêter aussi 0:01 c'est encore mieux. Puis soudain "Oh tu n'as pas du maquillage?". Séance photo improvisée et pour le coup, je peux vous dire qu'on a trouvé les nouvelles égéries L'Oréal (mention spéciale pour V. au maquillage de poupée et aux cheveux de princesse). Retour au dessert. En fait on ne sait plus trop à quel moment du repas on est. Tout ce qu'on sait c'est que nos ventres nous font mal et qu'on fait un peu la queue pour accéder aux toilettes. Nos offrandes pour la nouvelle année.

Coup de téléphone "Il y a une soirée gratuite du côté de De La Roche. Ça vous dit?". Direction le bar. Ne demandez pas qu'elle heure il était, impossible de vous dire. Sur le chemin, on s'amuse dans la neige. Se retrouver avec de la neige jusqu'aux chevilles est toujours un plaisir pour nous, pauvres français. Arrivée au bar. Lieux presque vides. Musique douteuse mais bonne occasion de danser. Des bisous, beaucoup de bisous. Se rendre qu'on est toujours maquillé mais on s'en fout! Oh des bonbons! Oh non, la serveuse vient de prendre les bières qu'on avait! 30 minutes plus tard, la bar fermait. Ce fut bref mais intense. Que faire maintenant ? Voix au loin qui dit "Attendez, je vais voir avec Etienne...". (Impossible de ne pas penser à Guesch Patti et son tube qui nous restera en tête jusqu'au lendemain. Zut, c'est vrai, on est déjà demain. Bref!). "Il y a une after party du côté de Papineau et Mont-Royal!" - "C'est là où j'habite..." - "Ha bah donc vous venez avec nous!"

Marcher une bonne vingtaine de minutes pour se rendre à l'after party. On est fatigué, saouls mais c'est juste là. On va faire un tour. Se retrouver dans un appartement totalement dévasté mais immense. Un piano au milieu de ce qui sert de salon. Et à côté de l'entrée, ce qui ressemble à un standard. Continuer la visite des lieux et se rendre que finalement ce sont des studios d'enregistrement, de musique ou quelque chose dans le domaine. Lieu improbable. V. encore maquillé s'installe devant une batterie et enflamme les baguettes. Les groupies sont là. Les groupies, c'est nous. Il est à peu près 6:00, l'heure pour nous de rentrer chacun chez soi. Lessivés, éméchés au possible mais ravis de cette soirée.

"Demain, faut qu'on retourne chez B. chercher nos affaires. On s'appelle demain dès qu'on se révéille..." - "Ouai, ok. Et puis y'a encore des bières là-bas... On prendra l'apéro!"

La magie de Montréal...

Bonne année 2012 à vous tous. Avec toute la joie et tout le bonheur que vous méritez.

30.12.11

Jours 155 - 183

Le mois de décembre, que ce soit en France ou au Canada, est toujours un mois très chargé. Les examens pour certains, les préparations des vacances pour d'autres, l'organisation des fêtes pour tous... On y échappe pas. Pour ma part, c'était accueil de mes amis venus tout droit de Paris. Et question chargé, mon mois de décembre a été assez "intense" (comme ils disent ici).

Arrivée des 2 premiers parigots, Damien et Émilie, vendredi 2 décembre. But de la manœuvre : aller les chercher à l'aéroport + les ramener sains et saufs à l'appart + commencer le plus tôt possible la découverte de la ville (en l'occurrence, ce fut la poutine d'entrée de jeu le soir même). On commence fort! Mais le problème quand on reçoit des gens, c'est qu'on s'applique toujours à faire bien, prévoir, avoir un programme... qu'on arrive jamais à tenir. Le mieux est l'ennemi du bien. Alors on fait face à la déception une soirée et on remonte vite en scelle parce que quand même, même si tout n'est pas comme vous l'aviez imaginer, vos amis sont là et c'est le plus important. On se fait alors un mini planning, quartier par quartier. Au passage, on redécouvre la ville avec un oeil nouveau et entre deux longues promenades, quelques "Alors ça, c'est..." et des "Elle est où Emilie? - Elle prend l’écureuil en photo..." (C'est fou ce que des petites bêtes à poils peuvent faire comme effet sur la citadine en quête de nature), on se remémore le bon vieux temps. On continue les délires laissés quelques mois auparavant et on s'en fait d'autres. On s'organise même des espèces de soirées à thème. "Dates Night". Comme son nom l'indique, une soirée où chacun des participants doit se trouver un rencard. On mise tout sur les sites de rencontre et on arrive, tant bien que mal à tous se trouver un compagnon pour la soirée. Un peu de fraîcheur.  Au final, c'est la fille qui a tiré le gros lot. Ce sont toujours les filles qui tirent le gros lot. Allez comprendre pourquoi...

Et au bout d'une semaine, on change de décors. Direction New York. Le point fort du séjour des parigots. Et c'est intéressant de voir que même au bout de la deuxième fois pour ma part, l'engouement est toujours intact. Voire même plus intense. Bon ok, je ne logeais plus dans l'Upper East Side mais à Harlem. MAIS... New York quand même!! Et puis c'était amusant de voir Damien et Émilie vivre ce que j'avais vécu la première fois : les 7 heures de bus sans possibilité de dormir, la douane qui fait quand même un peu faire pipi dans son slip (même si on est tombé sur la douanière la plus "sympathique" du groupe), l'amabilité du chauffeur du bus (je crois définitivement que c'est un critère de sélection dans les compagnies de bus). Le périple obligatoire...

- "C'est bien là ?"
- "Oui. Mais y'a pas de clef dans la boîte aux lettres.
(regard paniqué.)
- "Bon bah je pense qu'il va falloir appeler le gardien..."
- "Attends je sonne à tous les étages pour voir."
- "Émilie, c'est toi qui a le papier. Il s'appelle comment le gardien?"

Arrivée à New York quelque peu inquiétante. Des bagages aussi lourds que des sacs de briques. Un gardien d'immeuble, Wayne, proche de l'itinérant, odeur incluse. Un appartement indisponible parce que Wayne n'a pas jugé bon de faire le ménage pour l'heure prévue c'est-à-dire 14h. Il était 17h. Bref, une arrivée quelque peu inquiétant. Mais pas le temps de trainer. On commence fort avec un concert à Brooklyn. (Commencer fort, c'est un peu devenu notre créneau.) YELLE, groupe français. Ironique, non? S'enchaineront ensuite les jours suivants l'arrivée de la 3ème parigote, Laetitia, beaucoup de marche à pieds, des trajets en métro interminables. Des "Faudrait que j'aille aux toilettes. On va aller au Starbucks...". Des sessions shopping à ne plus savoir où donner de la tête. Des lumières, beaucoup de gens, beaucoup de "No thanks!". De l'émotion lors d'une messe avec chorale gospel. Pas mal de "Oh My God il fait froid!" et un verre en haut d'un building. Bref, 5 jours à aimer la grosse pomme. Ville où naquirent des envies, des désirs (un PVT New York, moi je suis méga-preneur!), ville de tous les fantasmes qu'il faut malheureusement quitter car toutes les bonnes choses. Une mauvaise ne venant jamais seule, 3 jours plus tard, les 2 premiers parigots devaient déjà partir. Le début des hostilités.

Vous avez déjà eu cette étrange sensation que le temps prenait une autre dimension? Les courtes périodes deviennent étrangement longues, comme si deux simples semaines avaient duré un mois entier et en même temps, ces deux premières semaines avaient parues tellement courtes. Et comme si cela ne suffisait pas, les départs ont toujours tendance à se faire en masse. Je disais au revoir à Damien et Émilie mais aussi à mon ami Paul qui avait trouvé un emploi dans sa ville d'origine, Edmonton, à l'est du pays ; à mon amie Kathi qui avait fini son semestre à Montréal et qui par conséquent, devait rentrer en Allemagne ; à mes amis Yohane et Juan qui rentraient dans leurs familles respectives pour les fêtes. Et là, c'est un peu le flashback. Le jour où vous avez quitté tous vos proches pour traverser la planète. Vous vivez ces départs comme la situation inverse. Ce sont les autres qui vous "quittent" et c'est assez affreux. Heureusement, Lætitia était là. Nous allions nous retrouver tous les 2 seuls, de quoi nous rapprocher à nouveau. La distance et le temps font parfois quelques dégâts.

"Si je suis venue, c'est surtout pour te voir toi. J'aurai d'autres occasions de revenir et visiter Montréal."

Les 10 jours passés avec Lætitia ont été l'occasion de relâcher tout le stress engendré par l'organisation des deux premières semaines. Pas de planning. Juste profiter. Quitte à ce qu'on ne sorte pas car l'envie n'était pas là. C'était aussi pour moi une bonne occasion de réapprendre à manger. On va dire qu'au fil de mon séjour, certaines notions se sont perdues, comme... les fruits et les légumes. Plus le début de mon initiation au thé. Enfin bref, les prémices du nouveau-pas-si-nouveau moi. 10 jours à se concentrer sur soit-même, à se faire du bien. Et à longuement discuter. Se rendre compte qu'on est heureux d'avoir fait le choix de changer de vie. Heureux de s'entendre dire qu'on a changé. Heureux d'être là. Et puis c'est le moment de célébrer Noël. Et comme on est loin de la famille, on se recentre sur les amis. Dîner avec les colocataires et la parigote. Se mettre sur son demi 31. Apprécier les rues recouvertes de neige. Savourer les petits cadeaux échangés. Se rendre que finalement, Noël n'est pas une fête pour se faire des cadeaux mais pour se retrouver avec les gens qu'on aime et passer un bon moment. Et bien manger. Très important, le bien manger!

Et les hostilités continuent et s'achèvent avec le départ de la 3ème parigote. Ce mois si intense se termine sur des larmes retenues. Et une chambre qui devient subitement vide. Mais d'un vide dont vous ne vous souveniez plus du tout. Vous êtes partagé entre une certaine nostalgie et une paix intérieure d'avoir passé un mois formidable. Et aussi un peu de joie parce que ça fait aussi plaisir, qu'on se le dise, de se retrouver un peu seul. De se retrouver tout court. Après presque un mois à vivre les uns sur les autres. Même eux ont du être contents de rentrer chez eux...

La fin de ces vacances signe mon retour à ma vie montréalaise. Le retour au restaurant. Le retour à la réalité. Aux habitudes et aux premières tempêtes de neige. Et au temps que j'ai passé ici. Car oui, 183ème jour passé ici : je célèbre donc mes 6 mois. Un anniversaire que je ne pouvais pas manquer. 6 mois de passé, il en reste donc encore 6 à vivre. Et la prochaine étape, c'est la Californie dans déjà 9 jours. Que le temps passe vite!

En y réfléchissant, le mois de décembre est certes un mois très chargé mais mon petit doigt me dit que les mois à venir le seront tout autant. Affaires à suivre...

28.11.11

Jour 151.

Je tiens à vous rassurer : même à 5500kms, la vie est une p*te. (Traduction littérale de "Life's A B*tch. Enfin vous avez compris l'idée!).

Mes très chers amis de France arrivent dans maintenant 4 jours (Oh Joie!!!!) et bien évidemment, cette foutue vie a décidé qu'il était temps que je tombe malade. Maintenant. Bientôt 5 mois que je suis ici. Pas un seul soucis de santé (bon ok, j'ai des mains de cadavres à cause du travail et je vous parle pas de mes pieds) et puis là, BAM. Nez qui coule, mal de crâne, yeux qui brûlent. Pour faire court : "le master combo". (Oh pas Joie!!!)

Bon je vous laisse, je vais aller googliser "remède de grand-mère" pour soigner ce que j'ai et que je ne connais pas (j'ai jamais su différencier le rhume de la grippe de l'angine... La même m*rde!).

P.s : Certains propos tenus dans ce post pourraient heurter la sensibilité des plus jeunes.

25.11.11

Jour 146.

"Chouette, de la neige!"

Se réveiller et voir tout plein de neige dehors, partout, vous excite forcément. C'est compréhensible. Quand on a eu l'habitude de voir la neige qu'une fois par an, et encore... Alors on se réjouit. Et on se dit que la journée va être merveilleuse. Que bientôt, vous pourrez profiter des activités en plein froid. Le bruit de neige qui crisse sous vos pieds. Le bonheur.


Et puis vous allez à un repas (de Thanksgiving dans ce cas-ci. Oui encore une fois. Pourquoi se priver? La canadien fait, il fallait aussi célébrer l'américain, avec dinde et tout l'attirail...) et vous décidez de vous mettre sur un petit 31. Malheureusement, vous avez décidé de mettre les chaussures les plus plates que vous ayez. De jolies bottines. Fashion mais pas du tout pratique en temps de neige. Et vous vous mettez à compter le nombre de fois où vous évitez de vous retrouver au sol. 6 fois en 30 minutes. Dont 2 en même pas 5 minutes, dès la sortie de l'appartement. A ce moment, vous vous rendez compte que l'achat de bottes de neige va être primordial. Que finalement, les gens ont raison quand ils disent que l'hiver est vraiment galère ici. Que la neige partout va vous amuser quelques temps... mais pas 5 mois!


"Chouette, de la neige!"


...

15.11.11

Jour 138.

Comment une simple chanson peut-elle vous ramener des mois en arrière? Des paroles. Une mélodie. Et tout est résumé en 4 minutes. 4 minutes qui vous ramènent 4 mois dans le passé. 4 minutes pendant lesquelles vous comprenez tout. Vous vous souvenez. Vous revivez le moment. Les aurevoirs.



Wherever you’re going
I wanna go
Wherever you’re heading
Can you let me know
I don’t mind catching up
I’m on my way
Just can’t take the thought of you miles away

And I know you’re going somewhere to make a better life
I hope that you find it on the first try
And even though it kills me
That you have to go
I know it’ll be sadder
If you never hit the road
So farewell!

Somebody is gonna miss you
Farewell
Somebody is gonna wish that you were here
That somebody is me

I will write to tell you what’s going on
But you won’t miss nothing but the same old song
If you don’t mind catching up
I’ll spend the day telling you stories about a land far away
But I know

And I know you’re going somewhere to make a better life
I hope that you find it on the first try
And even though it kills me
That you have to go
I know it’ll be sadder
If you never hit the road
So farewell!

Somebody is gonna miss you
Farewell
Somebody is gonna wish that you were here
Farewell
Somebody is gonna miss you
Farewell
Somebody is gonna wish that you were here
That somebody is me

And I’m gon’ try to hold it all in
Try to hold back my tears
So it don’t make you stay here
I’mma try to be a big girl now
Cause I don’t wanna be the reason you don’t leave
Farewell

Somebody is gonna miss you
Farewell
Somebody is gonna wish that you were here
Farewell
Somebody is gonna miss you
Farewell
Somebody is gonna wish that you were here
That somebody is me

7.11.11

Jour 130.

C'est officiel. Il fait nuit à 17h. Nous allons tous sombrer dans la dépression et l'ennui.

Jour 129.

"Hier, j'ai pleuré, allongé sur une table molletonnée." Nouveau roman d'un jeune écrivain français, publié aux éditions 10-18.

Ce n'était pas des larmes de tristesse. Il s'agissait en fait des larmes de joie. De fierté. J'étais allongé là, sur cette table, en train de faire mon tout premier tatouage. Sur le bras. Je fixais les néons au plafond. Et au fur et à mesure que l'aiguille me marquait à vie, je pensais à ce que je faisais. Je pensais à cet aboutissement. Des mois que j'étais arrivé ici, des semaines que je prévoyais ce tatouage avec mon amie Isabell et enfin, le voilà. Gravé sur mon bras. Mais plus qu'un tatouage, il s'agissait surtout d'un choix. J'avais choisi de me le faire. J'avais vécu cette douleur qui se révélait plaisante. Finalement, je faisais ce que j'avais envie de faire. J'étais là où je voulais être. J'étais fier de moi. Fier de voir ce que j'étais en train de devenir. Un jeune homme qui apprend à aimer sa vie. A ne pas penser au lendemain et à apprécier chaque instant. Bien évidemment, de sombres moments ont parsemé mon chemin depuis 4 mois mais en y réfléchissant, que sont finalement des histoires de garçons ou de coup de blues quand on a la possibilité, le pouvoir de faire ce qu'on veut de notre vie?

J'aurai pu très bien appelé ce roman "Le bonheur sourit à celui qui s'en donne les moyens" mais ça faisait trop pompeux. Mais l'idée est là. Aujourd'hui, j'exhibe avec fierté ce dessin sur mon corps. Symbole que tout est possible. Que toutes mes craintes s'effacent peu à peu. Et surtout que je ne suis plus le jeune homme que j'étais en France. La différence n'est pas encore énorme mais elle est là. Alors oui, j'ai pleuré sur la table molletonnée. Mais qu'est ce que ça faisait du bien!


P.s : Pour ceux qui seraient curieux, ce symbole se nomme le triangle Penrose. Il s'agit d'une illusion d'optique, une forme irréelle. Pourquoi ce choix? Certains y voient un simple triangle avant de remarquer la complexité de la chose. Parce que les apparences sont trompeuses. Parce que je ne suis pas simplement ce que les gens voient de moi.

Jours 120-123.

La fête d'Halloween au Canada, c'est un peu les jours fériés de mai en France : tout le monde l'attend et personne ne s'en prive. Et comme toute bonne fête qui se respecte, ça s'organise à l'avance. Alors bien évidemment, les boutiques s'y mettent les premières 2 mois avant. S'ensuivent ensuite les maisons qui se transforment peu à peu en manoirs hantés, cadavres aux fenêtres et zombies dans les jardinets. Les citrouilles envahissent bien évidemment les étales et les vitrines. Et dans tout ça, quand on vous demande si c'est votre premier Halloween, vous répondez gentiment : "Bah en France, Halloween c'est pas vraiment une fête qu'on célèbre. C'est surtout une occasion pour les post-ados des banlieues qui crèvent de faim de récupérer un peu de bonbons et de détériorer quelques voitures ou fenêtres". Vous vous attirez tout de suite les faveurs du questionneur. "Tu vas voir, c'est cool!".

Et d'un coup, vous vous retrouvez embarqué dans les préparatifs de la soirée d'Halloween à laquelle vous allez assister. Découpage de citrouille (on tente d'impressionner et d'innover, alors on se lance dans une découpage en hommage à Bob L'éponge. Résultat douteux). Cuisine à la citrouille (tarte, soupe, biscuits, chips, graines de citrouilles au gros sel, tout y passe. On célèbre la citrouille comme on célèbre la pomme, pour vous dire...). Pour qu'au final, vous vous rendiez compte que la citrouille n'a pas réellement de goût...

Pumpkin Bob

Le jour venu (enfin le 28 octobre au soir parce qu'on va pas fêter Halloween un lundi soir, voyons!), tout le monde met son costume de lumière et sort célébrer les morts. Au palmarès des costumes hors du commun les plus vus cette année, Amy Winehouse en tête suivie de très près par Charlie de "Où est Charlie?". Quelques Schtroumpfs et des Lady Gaga. Et même un gang de cupcakes. La ville entière est déguisée et c'est assez impressionnant de voir le nombre de gens qui assurent le show et jouent le jeu. Alors imaginez une boîte de nuit pleine à craquer de gens déguisés. Magique. Des déguisements farfelus. Des maquillages vraiment sublimes et tout ce peuple qui danse. En résumé, un vrai Halloween! Et on continue la soirée avec les collègues du travail chez un d'eux pour rentrer dormir sur les coups de 4h30.


Mais s'il n'y avait que ça. Une soirée ne suffit pas pour apprécier Halloween. La fête s'invite aussi au travail où il faut venir déguisé (c'est pas une obligation mais pourquoi se priver de s'amuser un peu?!). Et cela jusqu'au 31 octobre. Et c'est la nuit venue que la fête d'Halloween se termine, tous les enfants dans la rue partis à la recherche de sucreries. Des mini-monstres et mini princesses accompagnés de leur parents. Un joli tableau nord-américain. Petit point négatif : Halloween c'est un peu comme les jours fériés de mai en France sauf qu'ici, le 1er novembre n'est pas férié. Triste, non?

La magie des lanternes au jardin botanique.

 Chaque année, la Chine s'invite et investit pendant un peu plus d'un mois le jardin botanique de Montréal. Un très joli spectacle de lanternes.


 



Tradition et Modernité.

24.10.11

Jour 114.

Les zombies ont envahi la ville! Une vague de monstres sanguinolents a déferlé dans les rues de Montréal. Les journaux télé ont relayé l’information et les rues sont devenues chaotiques. Les personnes encore vivantes ont assistés impuissantes au retour à la vie de milliers de cadavres. L'horreur régnait.

Malheureusement, moi je travaillais. J'avais même pas Poney. Je travaillais. C'est pire. Mais j'ai assisté à cette marche de morts-vivant derrière mon bar. A travers les baies vitrées. Il s'agissait de la Zombie Walk de Montréal. Un grand rassemblement d'adeptes de films d'horreurs qui se sont, pour l'occasion, déguisés et surtout maquillés. Du vrai spectacle assez effrayant. Et à 18h, le rendez-vous était donné au Club Soda, salle de concert où étaient diffusés toute la soirée une succession de courts-métrages de zombie et de choses trash. Du pur divertissement pour fan de trucs dégoutant. Avec en prime, la possibilité de voir les meilleurs costumes de la marche. Et constater qu'on ne rigole pas avec son costume de zombie.

Concours du meilleur costume.

Yohane et son ami le Papa Noël.

Geneviève était aussi de la partie.

Jour 113.

Rêver d'aventures et découvrir le monde qui m'entoure. Voilà pourquoi je suis venu ici. Peut-être sur un coup de tête. Peut-être sans réfléchir. Mais j'y suis et je compte bien en profiter. Pour la peine, le caribou que je suis s'exilera aux États-Unis pendant 2 semaines début janvier.

- Première étape (la plus importante) : San Francisco (CA), en duo avec Isabell. La ville et ses alentours, Sacramento, le lac Tahoe d'une extrême beauté et le parc national de Yosemite pour revenir à SF.

- Deuxième étape : Los Angeles (CA) en solo. 2 jours pour découvrir la ville, ça va être court.

- Troisième étape : Denver (CO) pour rejoindre mon ami Jeff. Après 3 ans de chat sur internet, il serait peut-être temps de se rencontrer.

Rentrer directement à Montréal? Rentrer par Toronto? Je ne sais pas encore mais avec l'idée de partir en Nouvelle-Orléans (LA) avec Yohane pour les vacances de Pâques, il est indéniable que l'année 2012 sera placée sous le signe du voyage. Tant mieux, j'ai commencé à me préparer pour !